dans l'épaisseur de la chair
Dans l’épaisseur de la chair

C’est l’histoire de ce qui se passe dans l’esprit d’un homme. Ou le roman vrai de Manuel Cortès, rêvé par son fils – avec le perroquet Heidegger en trublion narquois de sa conscience agitée. Manuel Cortès dont la vie pourrait se résumer ainsi : fils d’immigrés espagnols tenant bistrot dans la ville de garnison de Sidi-Bel-Abbès, en Algérie, devenu chirurgien, engagé volontaire aux côtés des Alliés en 1942, accessoirement sosie de l’acteur Tyrone Power – détail qui peut avoir son importance auprès des dames…

Et puis il y a tous ces petits faits vrais de la mythologie familiale, les rituels du pêcheur solitaire, les heures terribles du départ dans l’urgence, et celles, non moins douloureuses, de l’arrivée sur l’autre rive de la Méditerranée.

Dans l’épaisseur de la chair est un roman ambitieux, émouvant, admirable – et qui nous dévoile tout un pan de l’histoire de l’Algérie. Une histoire vue par le prisme de l’amour d’un fils pour son père.

 

Zulma 2017

En Lybie
En Libye – Sur les traces de Jean-Raymond Pacho

À observer les troubles qui agitent les tribus libyennes de 2016 et persistent, hélas, à maintenir dans le pays une anarchie politique et religieuse extrêmement nocive, on ne peut s’empêcher d’y reconnaître comme en miroir la Libye du tout début du XIXe siècle, celle que les premiers voyageurs occidentaux redécouvrirent, souvent au péril de leur vie, après plusieurs siècles d’effacement. Le niçois Jean-Raimond Pacho qui visita la Cyrénaïque de 1824 à 1825 est assurément le plus audacieux et le plus fiable d’entre eux. C’est dans son sillage que Jean-Marie Blas de Roblès nous invite à parcourir la Libye antique. Pacho, à la fois explorateur, archéologue et homme de lettres a parcouru seul le désert libyen et y a découvert les ruines des civilisations antiques abandonnées. Il a ainsi localisé des sites archéologiques tels Leptis Magna ou Apollonia qui comptent parmi les plus importants au monde. Son voyage lui aussi permis d’observer les moeurs et les langues des populations locales. Construit autour de larges extraits du Récit de voyage de Jean-Raimond Pacho (publié en 1827), que Jean-Marie Blas de Roblès commente et met en perspective, cet ouvrage nous conduit au coeur des racines grecques et carthaginoises de la Libye. Un texte littéraire à double voix, fidèle aux témoignages publiés dans la collection Terre Humaine.

 

Terre Humaine – PLON 2016

hauteslassitudes
Hautes Lassitudes

Poésies.

 

« Hautes lassitudes regroupe un choix de textes poétiques écrits entre 1975 et 2013 par Jean-Marie

Blas de Roblès. Inactuelle mais continue, cette recherche constitue la quête première, la charge nucléaire de son travail romanesque.

Si les lecteurs de Là où les tigres sont chez eux ou de L’île du Point Némo apprécieront de reconnaître dans ce recueil certains paysages familiers – le Brésil, la Chine, le Moyen-Orient – ils y retrouveront surtout l’exigence littéraire, le lyrisme décalé et la liberté de ton qui caractérisent son œuvre. »

 

Editition Dumerchez 2015

Double Hache, collection dirigée par Hugo Horst

Nemo
L’île du point Némo

Roman

En librairie le jeudi 21 août 2014

L’île du Point Némo

14 x 21 cm • 448 pages

ISBN 978-2-84304-697-1

22,50 € • A paraître le 21/08/14

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Roman d’aventures total, tourbillonnaire, conquérant, véritable machinerie de l’imaginaire où s’entrecroisent et se percutent tous les codes romanesques, la littérature populaire, entre passé historique et projection dans le futur, nos hantises programmées et nos rêves d’échappées irrépressibles.

Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock…). Un fabuleux diamant, l’Anankè, a été dérobé à Lady MacRae, tandis que trois pieds droits chaussés de baskets de marque Anankè échouaient sur les côtes écossaises, tout près de son château… Voilà donc Holmes, son majordome et l’aristocratique dandy, bientôt flanqués de Lady MacRae et de sa fille Verity, emportés – pour commencer – dans le Transsibérien à la poursuite de l’insaisissable Enjambeur Nô.

Par une mise en abyme jubilatoire, cette intrigue rebondissante vient s’inscrire dans les aléas d’une fabrique de cigares du Périgord noir où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture, à voix haute, des aventures de Jean Valjean ou de Monte-Cristo.  Bientôt reprise par Monsieur Wang, voyeur high-tech, et fondateur de B@bil Books, une usine de montage de liseuses électroniques…

Avec une ironie abrasive, ce roman-tsunami emporte toutes les constructions réalistes habituelles et ouvre d’extraordinaires horizons de fiction. Cette folle équipée romanesque est aussi la plus piquante réflexion sur l’art littéraire, doublée d’une critique radicale des idéologies et de la gouvernance anonyme, tentaculaire, qui nous aliène jusque dans notre intimité.

Les Greniers de Babel
Les greniers de Babel

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Qui mieux que Jean-Marie Blas de Roblès, écrivain archéologue, Prix Médicis avec Là où les tigres sont chez eux, pouvait creuser en profondeur l’image métaphorique de la Tour de Babel, dont Pieter Bruegel a peint l’une des représentations les plus connues, conservée aujourd’hui au musée de Rotterdam ? L’écrivain entre littéralement dans la toile et à la manière d’un Usbek et d’un Robinson, livre le journal de voyage d’un archéologue d’un temps incertain qui, mû par la curiosité, pénètre dans la Tour et gravit ses étages. Dans les profondeurs des entrailles de la Tour, il tente de comprendre les mystères du langage humain, sans savoir qu’il se confronte au dédale de sa propre finitude. Dans une nouvelle qui emprunte sa force à celle d’un parcours initiatique et sa poésie à l’univers borgésien, Blas de Roblès décrit une métaphore de l’habitation du monde.

Sicile antique
Sicile antique

Sous la direction de Jean-Marie Blas de Roblès, avec Bernard Birrer et Hervé Danesi

Préface par Juliette de La Genière

Membre de l’Institut

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Étape incontournable sur la route des grandes voies commerciales reliant l’Orient et l’Occident, terre d’accueil des cultures les plus diverses, la Sicile reste d’abord le reflet somptueux des colonies grecques et carthaginoises qui s’y installèrent dès le VIIIe siècle av. J.-C. Cette cohabitation difficile, voire impossible, fut la source de luttes incessantes pour l’hégémonie du territoire.

Sicile Antique décline, province par province, les vestiges exceptionnels de ce passé aussi prestigieux que meurtri.

Fins connaisseurs de l’Antiquité de la Sicile, Bernard Birrer et Hervé Danesi ont accepté de se joindre à Jean-Marie Blas de Roblès pour concevoir un ouvrage qui rende accessible l’histoire si complexe de cette île bénie des dieux. Son iconographie très ciblée, enrichie par un aperçu des collections conservées dans les musées et de nombreux rappels des sources littéraires, permet une excellente compréhension de la période abordée, depuis les origines pré-puniques jusqu’à la période byzantine. Les sites archéologiques y sont ainsi facilement « lisibles », aussi bien pour le visiteur qui se rendra sur place, livre à la main, que pour le simple lecteur passionné d’histoire.

 

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La mémoire de riz

Prix de la nouvelle de l’Académie française

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On a envie de dire : Entrez, entrez vite dans la baraque enchantée du conteur ! Machineries diaboliques, pantins articulés, leurres et aberrations piègent chaque récit, et le lecteur, littéralement sous le charme, découvre tour à tour de fabuleux paysages marins, des personnages éternels, des univers hantés. Depuis les grands mythes affolants de l’humanité jusqu’à la plus brûlante actualité qui secoue Maghreb et Machrek, maintes époques sont brassées, maintes civilisations – avec une prédilection pour l’Orient des Mille et Une Nuits.
Forgées par une science quasi picturale de la description et conduites tambour battant par le bonheur de raconter, ces vingt-deux fictions – autant que d’arcanes majeurs dans le tarot – sont un moment de grande littérature, sur le versant flamboyant de l’imaginaire. Elles ont valu à son auteur le Prix de la nouvelle de l’Académie française.

 

La Montagne de minuit
La montagne de minuit

Grand Prix Thyde Monnier de la SGDL 2010

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Au cœur de ce roman, un personnage hors du commun : Bastien, gardien d’un lycée jésuite et secrètement passionné par tout ce qui concerne le Tibet et le lamaïsme. Tenu à l’écart de son voisinage pour d’obscurs motifs, le vieil homme vit plus solitaire qu’un moine bouddhiste.

L’aventure commence à Lyon, par la rencontre entre le vieux sage et Rose, nouvellement emménagée avec son petit Paul. Séduite par l’étrangeté du personnage, cette dernière s’attache à lui au point de lui permettre d’accomplir le voyage de sa vie…

Vérités et mensonges, fautes et rédemption s’enlacent et se provoquent dans ce roman qui interroge avec une désinvolture calculée les « machines à déraisonner » de l’Histoire contemporaine. Roman à thèse si l’on veut, sous les bonheurs du romanesque pur, la Montagne de minuit se lit comme une exploration intrépide des savoirs et des illusions.

tigres
Là où les tigres sont chez eux

Prix Médicis 2008 — Prix du roman Fnac 2008 — Prix du Jury Jean Giono 2008

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Eléazard von Wogau, héros inquiet de cette incroyable forêt d’histoires, est correspondant de presse au fin fond du Nordeste brésilien. On lui laisse un jour un fascinant manuscrit, biographie inédite d’un célèbre jésuite de l’époque baroque. Commence alors une enquête à travers les savoirs et les fables qui n’est pas sans incidences sur sa vie privée.

Comme si l’extraordinaire plongée dans l’univers d’Athanase Kircher se répercutait à travers les aventures croisées d’autres personnages, tels Elaine, archéologue en mission improbable dans la jungle de Mato grosso, Moéma, étudiante à la dérive, ou bien Nelson, jeune gamin infirme des favelas de Pirambu qui hume le plomb fondu de la vengeance.

Nous sommes au Brésil, dans le pays des démesures. Nous sommes aussi dans la terra incognita d’un roman monstre. On songe au réalisme magique des Borges et Cortázar, à Italo Calvino ou Umberto Eco, ou encore Potocki et son Manuscrit trouvé à Saragosse, sans jamais épuiser la réjouissante singularité de ce roman palimpseste qui joue à merveille des mises en abyme et des vertiges spéculaires.

 l’Index iconographique

Bande annonce :

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meduse
Méduse en son miroir

meduse2Tremblement de plaisir ou de dégoût, altération intime de moi-même… ce que ma lecture a produit, je ne sais encore l’exprimer qu’en termes flous d’émoi. Et quand, pressé d’associer à ce livre les personnes qui me sont chères, je réussis à m’approcher d’un téléphone, je n’ai toujours rien d’autre à partager que cette émotion forte, irraisonnée, mais dont je sais qu’elle provient d’une offrande reçue, d’une alchimie qui a déjà commencé à transformer ma vie. Lors même que je conseille cette lecture à mon ami, j’use involontairement de la confiance qu’il m’accorde, de la proximité où s’enracine notre amitié pour me contenter, sans analyse ni commentaire, de lui annoncer la bonne nouvelle. À mon inflexion de voix, à certains mots, toujours plus ou moins les mêmes qui s’imposent à moi dans la louange, il reconnaît l’inexprimable. Deux ou trois détails me reviennent en mémoire, une image, une phrase que je ne parviens pas à citer correctement: je cours chercher le livre, par crainte d’en avoir un tant soit peu trahi la lettre. Je lis. Cette fois, c’est la première phrase d’un roman : Ses amis l’appelaient Harry. Mais Harry n’enculait pas n’importe qui. Uniquement des femmes… des femmes mariées.

Libye
Libye grecque, romaine et byzantine

libye2Ce livre est un guide archéologique qui s’efforce d’aborder avec précision et clarté l’histoire des colonies grecques et romaines dans cette partie longtemps négligée de l’Afrique du Nord. Les sites principaux y sont décrits d’une façon raisonnée, mais qu’on espère attrayante, en proposant un maximum d’informations sur les monuments, les musées ou les œuvres d’art qui ont fait leur renommée, mais aussi l’iconographie, les sources littéraires ou les rappels historiques qui permettent de les replacer dans leur contexte.

L’ouvrage est donc, à proprement parler, un vade-mecum, un manuel « que l’on garde sur soi » et que l’on consulte, durant un voyage réel ou imaginaire, pour s’orienter sur les pistes de la découverte. De part et d’autre de la Grande Syrte, sur les rivages austères de la Libye, les archéologues ressuscitent depuis le début du siècle une version africaine et méconnue du monde gréco-romain. Désormais accessibles aux voyageurs, les ruines de Cyrène, de Ptolémaïs, de Leptis Magna ou de Sabratha prennent une place de premier rang parmi les sites prestigieux du pourtour méditerranéen.

Édition revue, corrigée et augmentée de l’ouvrage paru en 1999

liban
Vestiges archéologiques du Liban

Sous la direction de Jean-Marie Blas de Roblès, avec Dominique Pieri et Jean-Baptiste Yon.

liban2L’histoire antique du Liban évoque un dynamisme et une puissance fondatrice dont la diversité ne cesse, aujourd’hui encore, de nous surprendre. Après une introduction historique générale, le livre décrit d’une façon raisonnée tous les sites archéologiques du Liban, en proposant un maximum d’informations sur les monuments et le contenu des musées, mais aussi l’iconographie, les sources littéraires ou les rappels historiques et techniques qui favorisent une meilleure compréhension des thèmes abordés. L’illustration de l’ouvrage, d’une qualité exceptionnelle, se distingue à la fois par un choix très affiné de documents anciens et par des reproductions photographiques du Liban actuel (campagne photographique de Jean-Marie Blas de Roblès ayant eu lieu en octobre et novembre 2003) (plans et dessins originaux effectués par Jean-Marie Blas de Roblès). La période traitée s’étend depuis les origines et le rayonnement phénicien jusqu’à la chute des États latins d’Orient en 1291, ce qui permet de ne laisser dans l’ombre ni l’époque islamique ni celle des croisades. Autre intérêt de cet ouvrage – associer une compétence scientifique à un regard de non spécialiste pour offrir au lecteur une présentation du patrimoine archéologique libanais qui obéisse à une double exigence de sérieux et de clarté. L’objectif étant d’aboutir, comme pour Libye grecque, romaine et byzantine qui a inauguré la collection, ou Sites et monuments antiques de l’Algérie récemment paru, à une sorte de vade-mecum illustré, un manuel d’antiquités que l’on prenne plaisir à consulter durant son voyage, que celui-ci soit réel ou imaginaire.

Algerie
Sites et monuments antiques de l’Algérie

Sous la direction de Jean-Marie Blas de Roblès, avec Claude Sintes.

algerie2Abondamment illustré de photos, mais aussi de tous les plans utiles à la compréhension ou à la visite des sites, ce nouvel ouvrage de la collection « Archéologies » présente les vestiges majeurs de l’Algérie antique. Les ruines romaines de Tipasa, de Cherchel, de Djemila, de Timgad, etc. y sont détaillées de façon exhaustive, avec une double exigence de sérieux et de clarté. Le même souci de vulgarisation éclairée se retrouve dans la description des œuvres d’art conservées dans les musées algériens, en particuliers dans ceux d’Alger, de Cherchel et de Djemila. Faisant suite au Libye grecque, romaine et byzantine de la même collection, le livre de Jean-Marie Blas de Roblès et Claude Sintès s’inscrit dans le projet plus vaste d’une exploration de l’Afrique romaine et, à plus long terme, des provinces orientales de l’Empire romain.

rituel
Le rituel des dunes

Où l’on retrouve, à Macao, Roetgen se souvenant. Fragments de Chine et de Brésil, dérives entre l’ici et l’ailleurs d’un personnage à la recherche du reflet juste et de son impossible adéquation avec les choses.

rituel2Où l’on découvre aussi la figure de Beverly, cette Américaine qu’obsèdent les biographies et qui demande, jour après jour, tel le roi Shahriyâr, des histoires susceptibles de l’aider à traverser sa nuit.

Les affres d’un empereur chinois supplicié par son double visage, un chaudron de bronze exhalant d’étranges fumées au coeur de la Cité interdite, la confusion d’un chercheur aux prises avec les quarks à saveur de beauté nue, les aventures pitoyables d’un trafiquant de moutarde dans le Nordeste brésilien, la recette du yanagawa, l’énigme de la carpe bouillie mais vivante… Des histoires, seulement des histoires, comme autant de souvenirs pétrifiés, de simulacres où le grès du réel s’effrite et devient sable.

L’anamorphose, toujours ; celle de l’esprit et des lieux. La mosaïque apparemment aléatoire d’une écriture vouée une fois pour toutes au rituel trouble des miroirs.

Impudeur
L’Impudeur des choses

impudeur2Au hameau des Ribières, un village abandonné près de Rognes, en Provence, trois personnages, qu’un même abandon a réunis, nouent leur vie en une étrange absence de Providence : Loisinger, peintre un peu fou et éthéromane, que passionne la putréfaction ; Séraphin Pouzigue, garde champêtre crasseux qui vit au milieu d’un troupeau d’oies avec sa chienne Thérèse ; et enfin Féli, mon fils si on peut dire, selon Séraphin, mais que Loisinger a rebaptisé « Poisson vague ».

Les événements installent l’horreur, mais comme à rebours. Les tarots, les miroirs, les animaux pourrissants, l’anamorphose constante de la vision du monde, la décadence, l’ésotérisme, n’obscurcissent rien, ne ralentissent rien. À travers l’énigme du paysage pluvieux, se déploie le faste très élaboré d’une écriture qui doit beaucoup à la fois aux poètes baroques et minutieux du XVIIe siècle, et au dandysme de l’auteur qui ne pose à rien d’autre qu’à l’observateur froid, un peu distant, qui va précipiter, par ruses successives, ses acteurs éperdus dans l’abîme final. Comme si, pour de tels êtres, le monde ne pouvait prouver son sens qu’en leur présentant leur propre mort. Autrement, comment l’horreur, dans laquelle on se contemple fasciné, pourrait-elle être dite, racontée, dénouée enfin, comme splendeur?